Route 60 : de l’autre côté du mur

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Palestinien citoyen d’Israël, Alaa Ashkar a entrepris en 2013 un voyage en Cisjordanie à la recherche d’une partie de son identité. De son périple, il a réalisé un documentaire qui sera projeté le 4 février à La Penne-sur-Huveaune au cinéma Jean Renoir en sa présence.

Alaa Ashkar est un Palestinien citoyen d’Israël. Après avoir fait des études à Sciences-Po et beaucoup voyagé dans le monde, il a cherché des réponses à ses questions et en particulier sur son identité à lui citoyen d’Israël et Palestinien. En 2013 il a entrepris un voyage en Cisjordanie à la recherche de cette identité qui lui a été cachée pendant sa jeunesse. Durant ce voyage intime, le réalisateur va observer des situations absurdes et contradictoires avec sa perception du monde. Quand il absorbe ce nouvel environnement, il va à la rencontre d’une vérité qui l’amènera à poser des questions sur soi et sur la situation de l’homme dans notre monde actuel.

« C’est un périple poétique dans la vie quotidienne des Palestiniens, en Cisjordanie, à la rencontre de rêves et de passions, de l’espoir et du désespoir… » écrit le réalisateur. Son éducation à l’école israélo-arabe, la politique de peur instillée par l’État d’Israël au sein de sa population, les pressions de la société israélienne, ont façonné sa vision des territoires occupés, lui ont appris à se défier des Palestiniens de Cisjordanie.

Il décide d’aller voir par lui-même en passant par la route 60 qui traverse du nord au sud la Cisjordanie : Palestiniens de Hébron, de Bethléem, de Naplouse, de Ramallah, de la vallée du Jourdain ou du camp de Balata, il demande aux Palestiniens qu’il rencontre ce qu’est pour eux l’occupation, quels sont leurs rêves, leurs ambitions… et réalise que l’occupation n’est pas seulement physique mais qu’elle pèse dans la vie quotidienne, a envahi les têtes et les cœurs :
 Les check-point conditionnent tous les déplacements : l’accès aux champs, les visites à la famille… les miradors et les murs cernent les villages et les passages ne s’ouvrent que par la volonté des soldats. L’armée est omniprésente pour la « protection » des colons qui ne cessent de s’étendre. L’eau est difficilement accessible, captée par les colons tandis que les champs palestiniens crèvent de soif… la Jordanie toute proche leur est interdite d’accès et le sentiment le plus partagé est celui de vivre dans une prison à ciel ouvert.
Sous le regard de la caméra de Alaa Ashkar, on mesure à quel point les murs ici sont aussi dans les têtes et deviennent la métaphore de toutes les aliénations.

 » Ce documentaire créatif représente le côté intime de mon expérience en Cisjordanie où j’ai vécu pendant deux ans. C’est en tant que Palestinien que j’y suis allé. J’ai pourtant grandi à 25 km de la frontière avec cette région et je n’y étais jamais allé auparavant. Bien plus qu’un mur, ce sont des barrières psychologiques qui ont été dressé et de la peur qui m’a été transmise en tant que citoyen d’Israël « , témoigne le cinéaste qui sera présent lors de la projection et qui répondra aux questions du public.

Mercredi 4 février 2015 à 20h au cinéma Jean Renoir à La Penne-sur-Huveaune (70 bd Voltaire). Projection en présence du réalisateur. Entrée 4€.

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